HEXAGONE#5


GLAD - Dans la nuit on ne voit que les néons briller


 

Les INVISIBLES, par Pierre Thévenin,

à lire ici :

www.dixvinsblog.com/glad/les invisibles/p.thévenin


HEXAGONE n° 3 / GLAD - LES INVISIBLES (autoproduit) 

Difficile de situer Guillaume Allardi. Chanteur, acteur, slameur, leader de groupe ou artiste solo partageur ? Découvert avec le quatuor Metamek, il fait du cinéma sous son vrai nom avant d'endosser aujourd'hui un nouveau pseudo pour un album en trio. Musicalement, Glad échappe aux étiquettes, son chant cousin d'un Bertrand Cantat se frotte à une folk fine et forte ouverte sur le monde (le premier disque ne s'appelait pas pour rien Les muscles de l'Exil). Ses partis pris instrumentaux rappellent le Dominique A des Grands Espaces (période l'Horizon, Rien ne sera comme avant), tandis que ses textes oscillent entre une démesure férréenne et la fière opacité d'un jeune Bertin. Il pourrait reprendre à son compte le mot fameux: "Ce n'est pas de la chanson, et c'est peut-être mieux" De la poésie chantée, si l'on veut, qui aurait voyagé: Mon Blasphème fait rimer "colombienne" et "apollinienne"; un texte de Baudelaire (l'Invitation au Voyage) voisine avec une ode aux résistants (L' heure des loups) dédiée sur scène aux combattants tchétchènes. Un curieux panthéisme se lit en filigrane, où le citadin déçu (Dans la nuit on ne voit que les néons briller) communie avec la Nature (Les Invisibles) jusqu'à en devenir un peu sorcier. L'album, dense, pourrait s'avérer étouffant s'il n'y avait, ici et là quelques chants rassembleurs: la fraternité des Deux Compères, et le joyeux nihilisme de Je n'ai pas peur, qui clôt l'opus sur une chanson quasi à boire.

 

Nicolas BRULEBOIS - HEXAGONE



Pour la sortie parisienne des INVISIBLES, rendez-vous le 27 Janvier prochain, à la MENUISERIE à Pantin.  

NOUVEL ALBUM  / GLAD - LES INVISIBLES

 

Nées sur les petites routes, ces treize chansons sont dédiées à tous ceux qui réinventent la vie à l’écart ou à l’ombre des cités. Aux nomades, aux paysans, aux exilés, aux reclus, aux repentis, aux engagés, aux illuminés, aux anonymes et aux invisibles qui peuplent les diagonales du vide, embrassent les causes perdues, campent des zones humides et goûtent le silence des forêts. A ceux qui voyagent, à ceux qui accueillent, à ceux qui apprennent, et à ceux qui luttent.